| Le mot propre et la périphrase : du tour précieux à l'objet tu | ||
| CIELAM - Université de Provence Aix-Marseille (France) | ||
| 30/05/2012 - 31/05/2012 | ||
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La langue se languit de réalité ? La littérature s'en mêle : le mot propre et la périphrase mènent deux chasses antagonistes - soit au harpon (piquer au vif), soit au filet (circonvenir). Le colloque prendra pour objet cette tension pragmatique entre un certain usage indirect de la langue - pervers ou subtil à l'envi - et l'énergie du mot propre, juste d'un point de vue éthique, obscène ou délicat d'un point de vue moral, caractéristique ou sale d'un point de vue esthétique. Comment la tension entre dénomination et circonlocution est-elle susceptible d'éclairer ou de dissiper le rêve d'un langage adéquat au réel et de la littérature comme activité mimétique ? L'opposition est-elle si nette entre, d'un côté, « la prose du monde », les « mots de la tribu » et, de l'autre, ces « termes bizarres » et « ce jargon » qu'on appelle « beauté poétique » ? Le mot juste lui-même n'est-il pas la périphrase - ou expression figurée - d'un réel « sans phrase » et mutique ? La périphrase n'est-elle pas plus juste, plus motivée - et peut-être plus originaire - qu'un mot propre dont une convention fait toute la propriété ? Comment utiliser l'opposition lacanienne entre la langue et lalangue pour penser le rapport entre symbolique du mot propre et imaginaire de l'équivoque périphrastique ? Du geste inaugural de la nomenclature adamique (nomen est consequentia rerum) à la réticence « dans une ombre exprès » de l'allusion mallarméenne, est-il possible d'inscrire ce conflit entre mot propre et périphrase dans une éthique et une pragmatique raisonnée de l'écriture littéraire ? Axes du colloque1. Économie de la langue 2. Énigme de la périphrase, énergie du mot. 3. Le mot et les choses. (...) Les propositions de communication (titre et résumé) sont à envoyer avant le 15 octobre 2011 à motpropre@gmail.com. | ||
| Fonte: Fabula.org | |||||||
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