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Entidad organizadora: Facultad de Inglés, Germánicas y
Románicas. Universidad de Copenhague
Descripción
L’Institut d’études anglaises, germaniques et romanes,
Université de Copenhague, Danemark, organise en collaboration avec
l’Académie Royale des Sciences et Belles-lettres de Danemark du 19 au 21
novembre 2012 un colloque international consacré au thème de la variation
dans les langues romanes, plus spécifiquement aux variations
diasystémiques et à leurs interdépendances. Faisant suite au Colloque δια
sur la variation et le changement en langue, tenu à Gand, Belgique, en
septembre 2010, le colloque de δια II a pour but d’inciter au débat
interdisciplinaire par le biais de communications qui aborderont les
thématiques suivantes que : - la diversité dans le temps et le
changement linguistique (variation diachronique) - le rapport
standard / variétés / dialectes (variation diatopique) - le rapport
standard / sociolectes (variation diastratique) - la diversité
stylistique et situationnelle (variation diaphasique) - le rapport
oral / écrit (variation diamésique) - le rapport synchronie /
diachronie - l’interdépendance entre deux ou plusieurs dimensions
diasystémiques
Le point de départ de ce colloque est la variation
diasystémique. Ce cadre théorique et descriptif relève de Flydal ayant
proposé trois paramètres variationnels (la diachronie, la diatopie et la
diastratie) auxquels s’ajoute un quatrième (la diaphasie – le style – avec
inclusion de la diamésie – la situation d’énonciation) proposé par Coseriu
(1956). Ces paramètres ont ensuite été élaborés et enrichis par de
nombreux chercheurs allemands inspirés notamment par les travaux de Söll
& Hausmann (1985 [1974]) (voir Koch & Oesterreicher 1990, 2001,
Völker 2009) et italiens (Berruto 1987, D’Agostino 2007). Selon Koch &
Oesterreicher (1990, 2001), la variation linguistique peut être considérée
d’un point de vue interpersonnel (selon l’usager, soit différents
individus selon des angles différents, de diachronie, de localisation et
de position sociale) et intrapersonnel (selon le répertoire d’un même
locuteur dans différentes activités) (voir aussi Gadet 2007 [2003]). Les
oppositions systématiques de la structuration de la langue contenues dans
les variations diasystémiques se retrouvent également dans le modèle
communicatif proposé par Koch & Oesterreicher (1990, 2001), qui
distinguent un pôle de l’immédiat et un pôle de la distance. Le pôle de
l’immédiat se caractérise par une communication privée et spontanée avec
un interlocuteur intime, une émotionalité forte, un ancrage référentiel
dans la communication, une coopération communicative intense, etc., alors
que le pôle de la distance se caractérise par une communication publique
et préparée avec un interlocuteur inconnu, une émotionalité faible, un
détachement référentiel de la situation, une coopération communicative
minime, etc. Ces pôles sont liés aux oppositions diasystémiques, dans la
mesure où le pôle de l’immédiat correspond en principe au langage informel
et familier, conduisant souvent à l’innovation linguistique, alors que le
pôle de la distance correspond au langage formel et soutenu, représentant
souvent des états de langue révolus.
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