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Appel à communication - date limite de soumission des
articles : 28 octobre 2012
La Grammaire française de J.Martin et J.Lecomte (1962) définit
l’indicatif comme « le mode de la réalité » (p.246). Cette définition sert
en fait de base à une échelle de réalité que l’on retrouve dans la plupart
des grammaires traditionnelles, qui distinguent habituellement potentiel,
éventuel, « irréel du présent », irréel du passé. C’est la pertinence et
les limites de ces degrés que le colloque de Bordeaux se propose de
revisiter en faisant appel aux recherches les plus récentes de la
linguistique.
Sans que nos propositions soient exclusives, voici un éventail
des thèmes et des questions qui pourraient être explorés dans le cadre de
ce colloque :
1) l’histoire et l’analyse critique des concepts descriptifs,
de la terminologie et des élaborations métalinguistiques qui jalonnent
l’évolution des représentations de la référence au réel et à ses variantes
depuis l’antiquité, dans la tradition occidentale, mais aussi dans
d’autres traditions. 2) le modèle de représentation du réel illustré dans
les grammaires du français semble fondé sur la grammaire des langues
classiques (grec et latin), où l’échelle de réalité est présentée comme un
ensemble grammaticalisé : qu’en est-il des autres langues ? Des approches
typologiques ou contrastives seront les bienvenues.
2) parmi les phénomènes à interroger, on peut en particulier
citer : les temps et les modes verbaux, les adverbes, les systèmes
hypothétiques, les procédés syntaxiques (subordination, corrélation,
coordination, parataxe), les introducteurs de cadres dans le discours (par
ex. mettons, soit, et si ?…), les particules ou les connecteurs (en fait,
mais en réalité etc.), la notion de prise en charge énonciative, les
notions de réalité, d’éventualité et de possibilité telles qu’elles sont
mises en œuvre dans les langues naturelles (aspects sémantiques,
pragmatiques, interlocutifs), la construction de l’imaginaire, des mondes
possibles et des espaces mentaux dans le discours.
Aucun cadre théorique n’est exclu mais le cas échéant il devra
être explicité.
Les communicants disposeront de 25 minutes pour leur exposé,
qui sera suivi d’une discussion de 15 minutes. Les communications
affichées (posters) bénéficieront d’une séance de présentation. Il est
prévu 15 communications environ. Les langues acceptées seront le français
et l’anglais. Les actes du colloque seront publiés en 2013 dans les
Travaux Linguistiques du CerLiCO n° 26 aux Presses Universitaires de
Rennes.
(...)
Les soumissions sont à adresser dès maintenant, et
impérativement avant le 28 octobre 2012 à : Catherine Moreau, Jean
Albrespit et Frédéric Lambert : cerlico.bx@u-bordeaux3.fr
Les informations concernant le colloque seront disponibles sur
le site du CerLiCO
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