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La difficulté de traduire le culturel est due à la résistance
incontestable de toute culture cible face à la culture de l’autre, la
culture source. Nous consacrons ce premier numéro de la revue Translationes
aux interférences interculturelles résultées des contacts culturels —
souvent unilatéraux et livresques. Ces interférences ne résolvent que
partiellement le transfert linguistique et culturel. L’explicitation du
culturel devrait être envisagée aussi bien en termes de lecture que de
visée ou de finalité traductionnelle.
Le culturème (Els Oksaar, 1988, Vermeer et Witte, 1990,
G. Lungu Badea, 2002, 2003, 2004, 2007, 2009), énoncé porteur
d’information culturelle, incluant les ethnonymes et les folklorèmes, est
une unité culturelle de taille variable, mais non décomposable. L’étude
des oppositions binaires : culturème-traductème, culturème-cultisme,
culturème-néologisme, etc. a permis d’identifier ses traits : la
monoculturalité, la relativité du statut de culturème et l’autonomie
du culturème par rapport à la traduction.
Quelle stratégie de traduction choisir pour franchir le fossé
culturel, pour diminuer l’écart culturel ? Nous nous intéressons aux
conditions de (re-) production du sens et de production des traductions, à
la situation de traduction, puisque au niveau du texte, le choix des
stratégies de traduction n’est jamais innocent, jamais dépourvu de toute
trace de subjectivité.
Comment « translater » le culturème dans une édification
commune du savoir humain au lieu de se fixer sur la quête narcissique
d’une originalité exclusive ? Cette originalité, est-elle possible en
dehors de son contexte de communication et de rapport à l’altérité ?
S’agit-t-il d’instaurer une norme et de ne pas prétendre détenir une
originalité qui serait inconditionnelle et irréversible ? Serait-il
préférable, pour la survie des cultures, de briser leur rigidité par la
nomadisation des idées, tout en garantissant le contact des cultures
source et cible ? Enfin, il nous semble utile d’éclairer davantage le
contexte et les circonstances qui déterminent un traducteur à choisir une
solution traductionnelle au détriment d’une autre.
Le premier numéro de notre revue réunira donc des études qui
prennent en compte, outre les essais de (re-)définition du culturème,
des analyses et des critiques de traduction qui ont pour but d’examiner
aussi bien la nature du culturème que la nature du transfert interlingual,
et la finalité des traductions, sans oublier que somme toute la traduction
reste une affaire d’interprétation.
Calendrier
01/09/2009 : Date limite d’envoi des articles en
version électronique à l’adresse : glungubadea@yahoo.fr
20/09/2009 : Evaluation des articles anonymés par deux
rapporteurs choisis dans les comités scientifique et de rédaction, ou
parmi les personnalités extérieures. Notification d’acceptation,
d'acceptation après modifications mineures ou de rejet des articles.
Remise des articles accompagnés des rapports d'évaluations.
22/09/2009 : Date limite de remise des articles
finalisés selon commentaires des rapporteurs et le protocole de rédaction
de la revue.
15/10/2009 : Publication du n° 1/2009 de la revue
Translationes.
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