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Le symposium sur le plurilinguisme dans les organisations internationales a eu lieu du 4 au 6 novembre 1998 à Genève. Réunis à l'initiative de l'Agence intergouvernementale de la francophonie (http://www.francophonie.org), les fonctionnaires internationaux et diplomates ont proposé que soit mise en place une commission d'observation et de protection du plurilinguisme au sein des organisations internationales pour veiller à l'usage de plusieurs langues de travail. Partant du principe que la diversité linguistique est un facteur de démocratie, le symposium a souhaité que le recrutement des fonctionnaires internationaux tienne davantage compte de leurs connaissances linguistiques. L'Onu travaille théoriquement en deux langues, le français et l'anglais mais, dans les faits, essentiellement en anglais. Elle a institué six langues officielles : outre les deux citées précédemment, l'arabe, le chinois, l'espagnol et le russe, pour faire travailler et dialoguer ensemble les représentants de ses 185 États membres, États où quelque 3 000 langues sont parlées. Ceci signifie que tous les documents officiels doivent être traduits dans ces six langues. Un État peut toujours faire traduire à ses frais les documents qui l'intéressent. Mais le souci d'efficacité, les coûts de fonctionnement et les régions d'origine des experts, ont largement entamé l'application de ces principes au profit de plus en plus exclusif de l'anglais. "Le plurilinguisme coûte annuellement à peine le prix d'un char aux organisations internationales", a affirmé lors du symposium Boutros Boutros-Ghali, secrétaire général de la Francophonie et ancien secrétaire général de l'Onu. Il appartient aux hommes et aux femmes politiques d'imposer ce concept dans les relations internationales pour ancrer dans les faits la diversité culturelle, ont estimé plusieurs intervenants dans les différents ateliers de réflexion de ce symposium. "Nous sommes capables de payer pour défendre les baleines et les tigres du Bengale", a fait remarquer M. Boutros-Ghali. "Nous devons l'être pour la défense du plurilinguisme". Conscient de cet écueil, le symposium a suggéré que lOrganisation internationale de la francophonie sensibilise les associations de pays anglophones comme le Commonwealth, ainsi que les associations lusophones ou hispanophones, à ces questions de plurilinguisme. Source : Marc Bonnaud, dans liste de diffusion France_langue, citant, à son tour, l'agence France Press (27/11/1998) |
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